WEC. 6 Heures d'Imola. Toyota célèbre sa 100éme avec éclat.
- Stéphane CAVOIT

- il y a 2 jours
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Pour sa 100éme apparition en Championnat du monde d’endurance, Toyota Gazoo Racing n’a pas manqué son rendez-vous avec l’histoire. Sur le tracé de l’Autodromo Internazionale Enzo e Dino Ferrari, la GR010 Hybrid n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa s’impose avec autorité… et offre au constructeur japonais une 50éme victoire en WEC. Un symbole fort : Toyota affiche désormais un ratio impressionnant d’un succès toutes les deux courses dans la discipline.

Un succès inattendu… mais parfaitement construit
Après une saison 2025 sans titre mondial – une première depuis 2017 – et l’arrivée d’une nouvelle évolution de son Hypercar, Toyota abordait cette ouverture 2026 avec prudence. La réponse a été éclatante. Dès les qualifications, Ryo Hirakawa surprenait en hissant la n°8 en première ligne aux côtés de la Ferrari n°51. Un tournant selon Brendon Hartley :
« C’est vraiment si bon de gagner pour la première course de la voiture. On ne s’attendait pas à cette première ligne, Ryo a sorti un tour incroyable. Cela nous a mis dans de bonnes dispositions. Ensuite, tout a été parfaitement exécuté : la stratégie, les triples relais en début de course, la gestion des pneus… »

Sur une piste étroite et exigeante, dominée en début d’épreuve par les Ferrari AF Corse, Toyota a progressivement inversé la hiérarchie grâce à une stratégie décalée et une exécution sans faille.
Une course sous contrôle malgré la pression Ferrari
À mi-course, la lutte entre la Toyota n°8 et la Ferrari n°51 d’Alessandro Pier Guidi est intense, les deux voitures se tenant en moins d’une seconde. Mais la gestion des relais et des arrêts permet à Toyota de prendre l’ascendant, allant jusqu’à placer brièvement ses deux voitures aux avant-postes. La n°7, pilotée notamment par Kamui Kobayashi, Mike Conway et Nyck de Vries, joue même un rôle clé en fin de course.
Hartley ne s’en cache pas :
« En fin de course, il y a eu un peu de jeu d’équipe. La voiture-sœur s’est intercalée devant la Ferrari, ce qui nous a donné un peu de marge. C’est une journée spéciale. Gagner ici, en Italie, c’est incroyable. »

Buemi conclut, Toyota maîtrise jusqu’au bout
C’est Sébastien Buemi, fidèle pilier du programme depuis 2012, qui franchit la ligne d’arrivée après 213 tours, avec plus de 13 secondes d’avance sur la Ferrari n°51 d’Antonio Giovinazzi.
Le Suisse a salué le travail de ses coéquipiers :
« Mes équipiers ont fait un super travail. La majeure partie du boulot était faite quand j’ai pris le volant. La fin de course n’était pas simple avec quelques gouttes, mais il n’y a pas eu de vraie averse. Les pneus tendres ont bien fonctionné, c’est très encourageant pour la suite. »
Derrière, la Toyota n°7 complète le podium, confirmant la solidité d’ensemble du constructeur japonais. L’Alpine Endurance Team échoue au pied du podium devant BMW.
LMGT3 : BMW surgit dans le final
Dans une catégorie LMGT3 indécise jusqu’au bout, la BMW M4 GT3 n°69 du Team WRT s’impose au terme d’un final haletant. Longtemps leader, la McLaren du Garage 59 s’effondre à 35 minutes du but. Daniel Harper récupère la tête et résiste de justesse à la Corvette de Nicky Catsburg, pour 0”265 seulement. Une Manthey Racing Porsche complète un podium aux couleurs variées.
Un lancement idéal avant Spa et Le Mans
Avec cette victoire marquante à Imola, Toyota lance parfaitement sa saison 2026. La suite du calendrier mènera les concurrents vers Circuit de Spa-Francorchamps, avant le grand rendez-vous des 24 Heures du Mans en juin. Si Toyota maintient ce niveau de performance, le constructeur japonais pourrait bien s’installer durablement au sommet dès ce début de saison.
Crédit photos : Willy CHANTELOUP / RACINGSHOOTS







