WEC. 6 Heures d’Imola. Pier Guidi entre satisfaction et frustration.
- Stéphane CAVOIT

- 20 avr.
- 2 min de lecture
Sur ses terres, Ferrari a longtemps entretenu l’espoir d’un succès de prestige lors des 6 Heures d'Imola 2026. Mais malgré une prestation solide et une pole position convertie en course maîtrisée, la 499P n°51 a dû s’incliner face à la rigueur stratégique de Toyota. Au volant de la n°51, Alessandro Pier Guidi, épaulé par Antonio Giovinazzi et James Calado, repart avec une deuxième place frustrante mais riche d’enseignements. Si la victoire à domicile échappe une nouvelle fois à l’équipage, le niveau de performance affiché tout au long du week-end confirme que Ferrari reste un prétendant sérieux au titre.

Une course qui s’est jouée sur des détails
Partie en tête, la Ferrari n°51 a longtemps contrôlé les débats avant de voir la situation lui échapper dans des circonstances bien particulières. Le tournant de la course intervient lorsque Toyota opte pour une stratégie audacieuse en prolongeant ses relais pneumatiques.
« Je suis assez satisfait du résultat, ce sont de bons points pour le championnat », confie Pier Guidi. « Bien sûr, nous voulions gagner, surtout ici. Mais il nous a manqué un peu de réussite à certains moments. »
Le pilote italien pointe notamment un épisode clé :
« La Toyota est restée en piste sans changer de pneus, puis la Virtual Safety Car est intervenue. Tout le monde a pu s’arrêter, et notre avantage pneumatique a disparu. À partir de là, dépasser était devenu impossible. »
Imola, un circuit impitoyable pour les dépassements
Le tracé de Autodromo Enzo e Dino Ferrari n’a laissé aucune marge de manœuvre aux pilotes Ferrari. Malgré un rythme parfois supérieur, la n°51 s’est retrouvée piégée dans l’aspiration de la Toyota sans jamais pouvoir porter une attaque décisive.
« J’ai passé deux relais derrière eux, puis Antonio aussi. Avec notre déficit à l’accélération et les caractéristiques du circuit, je ne pouvais pas me rapprocher suffisamment au freinage », explique Pier Guidi. « Je perdais quelques mètres à chaque sortie de virage. »
La stratégie Toyota fait la différence
En face, Toyota a parfaitement exploité chaque opportunité. Le choix de triples relais avec les pneus Michelin, risqué sur le papier, s’est avéré déterminant une fois combiné aux neutralisations de course.
Autre élément clé : le trafic, notamment la présence de la Toyota n°7 dans des phases critiques, qui a indirectement bloqué toute tentative de retour de la Ferrari de tête.
« Nous étions très proches », résume Pier Guidi. « Dans ce genre de course, la moindre variation, stratégie, timing des neutralisations peut tout changer quand les performances sont aussi serrées. »

Des points précieux pour le championnat
Si la déception est réelle, Ferrari repart d’Imola avec un capital de points important dans la lutte pour le titre mondial. Une maigre consolation, mais qui pourrait peser lourd en fin de saison. Dans un championnat aussi disputé que le WEC, cette deuxième place confirme une chose : Ferrari n’est pas passée loin… et le duel avec Toyota ne fait que s’intensifier.
Crédit photos : Willy CHANTELOUP / RACINGSHOOTS



