24 Heures du Mans 2026. Une Hyperpole repensée pour encore plus de spectacle.
- Stéphane CAVOIT

- 11 juin
- 3 min de lecture
A l’approche de la 94éme édition des 24 Heures du Mans, l’Automobile Club de l’Ouest et le FIA WEC ont décidé de faire évoluer le format de l’Hyperpole. L’objectif est clair : offrir davantage de suspense, permettre à un plus grand nombre de concurrents de rêver à la pole position et rendre les soirées de qualifications encore plus captivantes pour les équipes comme pour les spectateurs. Depuis son apparition en 2020, l’Hyperpole s’est imposée comme l’un des rendez-vous les plus attendus de la semaine mancelle. Chaque année, elle transforme le Circuit de la Sarthe en une immense arène où quelques minutes suffisent à écrire une page d’histoire. En 2026, cette séquence spectaculaire franchit un nouveau cap.

Davantage de voitures dans la lutte pour la pole
Le principe général demeure inchangé : déterminer les meilleures places sur la grille de départ des 24 Heures du Mans. En revanche, le déroulement a été revu afin d’intégrer davantage de concurrents dans la phase finale des qualifications. La première étape reposera sur deux séances qualificatives distinctes de 30 minutes minimum. La première sera réservée aux catégories LMP2 et LMGT3, tandis que la seconde concernera exclusivement les Hypercars. A l’issue de ces séances, les quinze voitures les plus rapides de chaque catégorie accéderont à l’Hyperpole 1. Cette évolution marque une ouverture significative du format, notamment pour les catégories LMP2 et LMGT3 qui voient leur nombre de qualifiés augmenter.
Une bataille en deux actes
Comme ces dernières années, la conquête de la pole position se déroulera en deux phases successives. L’Hyperpole 1 réunira les quinze meilleurs concurrents de chaque catégorie. Durant vingt minutes, les pilotes devront décrocher l’une des dix premières places afin de poursuivre leur aventure. Les positions allant de la 11e à la 15e place de la grille seront alors définitivement attribuées. Les dix rescapés accéderont ensuite à l’Hyperpole 2, ultime affrontement de quinze minutes où se jouera la pole position. Là encore, le format évolue puisque dix voitures, contre huit auparavant, pourront prétendre à la première place de leur catégorie. Cette augmentation du nombre de participants promet une lutte plus ouverte que jamais, avec davantage de prétendants capables de créer la surprise jusqu’aux dernières secondes.
Les pilotes LMP2 davantage mis à contribution
L’une des principales nouveautés concerne la catégorie LMP2. Désormais, lors de la séance qualificative initiale, seul le pilote disposant de la catégorisation FIA la plus basse au sein de l’équipage sera autorisé à prendre le volant. Cette règle, déjà appliquée en LMGT3 avec l’obligation pour le pilote Bronze de réaliser la qualification, vise à renforcer le rôle de chaque membre de l’équipage et à mettre davantage en valeur l’aspect collectif de l’endurance. En revanche, une contrainte disparaît en LMGT3. Jusqu’à présent, seul un pilote Silver pouvait participer à l’Hyperpole. Cette obligation est désormais supprimée, laissant aux équipes une totale liberté dans le choix du pilote chargé d’aller chercher la meilleure position sur la grille.
Un spectacle renforcé avant le départ
Avec plus de voitures qualifiées, davantage de pilotes impliqués et une structure plus lisible, l’Hyperpole 2026 promet d’offrir une intensité encore supérieure à celle des éditions précédentes. Sur le Circuit de la Sarthe, chaque millième de seconde comptera plus que jamais. Entre attaques à la limite, stratégies affinées et pression maximale, les concurrents disposeront de plusieurs occasions d’inscrire leur nom au sommet de la hiérarchie avant le grand départ. Une chose est certaine : le jeudi soir des 24 Heures du Mans s’annonce une nouvelle fois comme l’un des moments forts de la semaine, lorsque le silence précède le rugissement des moteurs et que la quête de la pole position fait battre le cœur de tous les passionnés.
Crédit photos : Carmen PASCUAL / RACINGSHOOTS



