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24 Heures du Mans 2026. Toyota retrouve son trône !

Trois ans après son dernier sacre, Toyota renoue avec la victoire aux 24 Heures du Mans. Au terme d'une 94e édition spectaculaire suivie par 350 105 spectateurs, un record absolu pour l'épreuve sarthoise, la Toyota TR010 Hybrid n°7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck de Vries a triomphé après 381 tours d'une course aussi intense qu'indécise. Le constructeur japonais décroche ainsi sa sixième victoire au classement général et rejoint le cercle très fermé des marques sextuples lauréates de l'épreuve. Derrière la n°7, la BMW M Hybrid V8 n°20 du BMW M Team WRT s'offre une remarquable deuxième place, offrant au constructeur bavarois son premier podium Hypercar au Mans. L'autre Toyota officielle, la n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa, complète le podium. Pour Mike Conway et Kamui Kobayashi, déjà victorieux ensemble en 2021, cette nouvelle consécration confirme leur place parmi les grands spécialistes de l'endurance. Quant à Nyck de Vries, il inscrit pour la première fois son nom au prestigieux palmarès mancelle.

24 Heures du Mans 2026. Toyota retrouve son trône !

Toyota construit sa victoire dès les premières heures

Dès le départ donné samedi à 16 heures, le rythme est effréné. Cadillac, BMW, Ferrari, Toyota et Alpine se livrent une bataille d'une rare intensité, avec plusieurs changements de leaders dans les premières heures. Toyota choisit rapidement de jouer une carte stratégique audacieuse. Les deux prototypes japonais effectuent des arrêts anticipés afin d'échapper au trafic des catégories inférieures. Un pari gagnant qui permet à Sébastien Buemi, au volant de la n°8, d'établir rapidement la référence chronométrique en course. Pendant ce temps, Ferrari multiplie les contretemps. La n°50 part en tête-à-queue au Tertre Rouge, la n°51 écope d'un drive-through après un accrochage avec un prototype LMP2, tandis que la n°83 reçoit une pénalité pour une manœuvre dangereuse dans la voie des stands. Les triples vainqueurs sortants voient déjà leurs ambitions compromises. A l'avant, Toyota, BMW et Cadillac s'installent durablement dans la lutte pour la victoire.

Cadillac impressionne durant la nuit

Lorsque l'obscurité enveloppe le circuit des 24 Heures, Cadillac prend progressivement l'ascendant. Les V-Series.R profitent parfaitement des températures plus fraîches et deviennent les premières Hypercars à exploiter les pneumatiques tendres. La n°38 de Jack Aitken puis la n°12 de Will Stevens prennent tour à tour les commandes d'une course où chaque erreur coûte immédiatement plusieurs positions. À mi-course, Cadillac semble disposer de l'avantage stratégique et sportif. Mais Le Mans ne pardonne rien. BMW perd l'une de ses cartes maîtresses lorsque la n°15 est retardée par un accrochage suivi d'une crevaison. Ferrari voit définitivement ses espoirs s'envoler lorsque la n°50 doit rejoindre son garage pour remplacer son système d'extinction incendie, perdant près d'une demi-heure. A l'aube, la Cadillac n°12 apparaît comme la favorite. Pourtant, la mécanique et les pénalités vont progressivement fragiliser le clan américain. La n°38 de Sébastien Bourdais est victime d'une défaillance de direction assistée et finit par abandonner, tandis que la n°101 accumule les sanctions.

Un duel final haletant

Au fil de la matinée, Toyota reprend l'initiative. Kamui Kobayashi sur la n°7 et Ryo Hirakawa sur la n°8 orchestrent une remontée méthodique sur la Cadillac n°12. Le rythme devient infernal. Hirakawa établit alors le meilleur tour en course en 3'25''041, nouveau record Hypercar au Mans. Les deux Toyota travaillent de concert pour revenir sur les leaders américains. A un peu plus de trois heures de l'arrivée, Brendon Hartley puis Nyck de Vries prennent définitivement l'avantage sur Norman Nato. Cadillac cède. Reste alors BMW. La M Hybrid V8 n°20 de Robin Frijns, René Rast et Sheldon van der Linde refuse de s'avouer vaincue. Jusqu'au drapeau à damier, l'écart oscille autour de quelques secondes seulement. Après 24 heures d'efforts, la Toyota n°7 franchit finalement la ligne avec seulement 10''913 d'avance sur la BMW n°20, l'un des écarts les plus faibles enregistrés dans l'histoire récente de l'épreuve.

Alpine, Aston Martin et Genesis : des fortunes diverses

Alpine a longtemps occupé le rôle de meilleur outsider. L'A424 n°35 s'est régulièrement invitée dans le top 5, mais des problèmes récurrents de température de freins ont empêché l'équipe française de viser plus haut. Aston Martin poursuit sa progression. Un an après avoir terminé à quatre tours du vainqueur, la meilleure Valkyrie termine cette fois à seulement un tour de la tête, démontrant les progrès constants du programme britannique. Chez Genesis, cette première participation restera avant tout une expérience formatrice. La n°17 abandonne tandis que la n°19 rallie difficilement l'arrivée après plusieurs incidents mécaniques, mais l'essentiel est acquis : l'expérience. Peugeot, enfin, boucle une course propre mais discrète. Les deux 9X8 terminent aux portes du top 10 sans jamais pouvoir se mêler à la lutte pour les premières places.

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Inter Europol règne encore en LMP2

La catégorie LMP2 a offert un scénario cruel. Longtemps dominatrice, l'Oreca n°30 du Duqueine Team de Doriane Pin, Julien Andlauer et Richard Verschoor semblait filer vers la victoire après avoir parfaitement maîtrisé la nuit. Mais à 12 h 40, alors qu'elle mène toujours l'épreuve, une rupture de freins met brutalement fin à son aventure. Inter Europol Competition hérite alors des commandes. Déjà vainqueur en 2023 et 2025, la structure polonaise confirme son statut de référence en réalisant un doublé éclatant avec les Oreca n°43 et n°343. La victoire revient finalement à la n°43 de Jakub Smiechowski, Tom Dillmann et Nicholas Yelloly.

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Corvette retrouve les sommets en LMGT3

Comme souvent en LMGT3, la bataille est restée indécise pendant de longues heures. Porsche, Lexus, Aston Martin et Ferrari se sont successivement relayées aux avant-postes avant que la Corvette Z06 LMGT3.R n°33 du TF Sport ne prenne progressivement l'ascendant. Grâce à une régularité exemplaire et à une absence totale d'erreur, Ben Keating, Jonny Edgar et Nicky Catsburg construisent leur succès au fil des relais. La performance de Jonny Edgar dans le final marque particulièrement les esprits. Le Britannique assure les trois dernières heures et quarante minutes de course sans quitter le volant, scellant le retour triomphal de Corvette au sommet du GT au Mans.

Classement général : le Top 5

  • Toyota TR010 Hybrid n°7 Toyota Racing – Conway / Kobayashi / De Vries – 381 tours

  • BMW M Hybrid V8 n°20 BMW M Team WRT – Frijns / Rast / Van der Linde à 10''913

  • Toyota TR010 Hybrid n°8 Toyota Racing – Buemi / Hartley / Hirakawa à 20''417

  • Cadillac V-Series.R n°12 Cadillac Hertz Team JOTA – Delétraz / Stevens / Nato à 32''281

  • Ferrari 499P n°51 Ferrari AF Corse – Pier Guidi / Calado / Giovinazzi à 2'22''423

Les vainqueurs 2026

  • Hypercar : Toyota TR010 Hybrid n°7 Toyota Racing

  • LMP2 : Oreca 07-Gibson n°43 Inter Europol Competition

  • LMGT3 : Corvette Z06 LMGT3.R n°33 TF Sport

Le chiffre

350 105 spectateurs ont assisté à cette 94éme édition des 24 Heures du Mans, établissant un nouveau record d'affluence pour la classique sarthoise.

24 Heures du Mans 2026. Toyota retrouve son trône !

Au terme d'une course marquée par l'intensité des combats entre Toyota, Cadillac et BMW, l'endurance a une nouvelle fois rendu son verdict : au Mans, la vitesse compte, mais la constance et la maîtrise restent les clés de la victoire.

Crédit photos :Willy CHANTELOUP / RACINGSHOOTS

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