top of page

24 Heures de Daytona 2026. Porsche encore au sommet.

Les 24 Heures de Daytona 2026 resteront comme l’une des éditions les plus atypiques de l’histoire récente de l’épreuve. Entre météo paradoxale, brouillard paralysant et suspense artificiellement ravivé, la classique floridienne s’est finalement conclue par la victoire de la Porsche 963 nº7 du team Penske Motorsport, offrant au Français Julien Andlauer son premier succès au général à Daytona, aux côtés de Felipe Nasr et Laurin Heinrich. Un troisième succès consécutif pour Porsche en Floride, mais acquis dans des conditions bien éloignées du scénario classique d’une course d’endurance maîtrisée de bout en bout.

24 Heures de Daytona 2026
Source : imsa

Alors que près de 23 États américains étaient placés en alerte météo ce dimanche, frappés par une vague de froid et d’importantes chutes de neige, la Floride a offert un contraste saisissant. À Daytona, les températures ont dépassé les 20 °C en journée, avec des nuits restant largement au-dessus des 10 °C, une anomalie pour la saison, où le mercure frôle habituellement le zéro la nuit en janvier. Ces conditions inédites ont immédiatement brouillé les cartes sur le plan stratégique, notamment en matière de pneumatiques.

« Nous ne savons pas encore si nous utiliserons les gommes Soft ou non », confiait avant le départ Kevin Estre, pilote de la Porsche 963 nº6. « On verra ce qui se passera durant la nuit, notamment avec l’humidité. »

Une fois l’obscurité tombée, le rythme ne faiblit pourtant pas. Les GTP tournent régulièrement en 1’37, preuve que la piste offre un grip constant. En milieu de course, Estre se montre serein :

« On économise le carburant et les pneus, tout en gardant un bon rythme. Les nouveaux Michelin sont vraiment très performants : ils chauffent vite et restent constants. J’ai eu un petit contact, mais rien de grave. Honnêtement, je ne pensais pas qu’on pourrait contrôler la course de cette manière. »

24 Heures de Daytona 2026
Source : msn.com

Mais cette douceur inhabituelle va engendrer un phénomène redouté, déjà observé la veille : un épais brouillard, favorisé par la proximité de l’océan. Aux alentours de 1h30 du matin, la direction de course est contrainte de neutraliser l’épreuve, la visibilité devenant insuffisante pour garantir la sécurité. Ce qui devait être une interruption temporaire se transforme alors en une neutralisation marathon de 6 heures et 33 minutes. Une éternité pour les équipes comme pour les spectateurs.

« Franchement, c’était très ennuyeux », sourit Connor Zilisch, pilote de la Cadillac nº31. « Sans autoradio, je me suis mis à chanter. Je regardais l’heure en pensant que trente minutes étaient passées… alors qu’en réalité il n’y en avait que cinq ou six. »

Cette pause interminable remet totalement les compteurs à zéro. Les équipages retardés par des incidents ou des problèmes techniques retrouvent le tour du leader. Peu après le lever du jour, vers 8 heures, la course repart comme un nouveau sprint, avec les deux Porsche officielles aux avant-postes.

Un final sous haute tension, Porsche résiste à Cadillac

Fidèle à la tradition IMSA, tout est ensuite mis en œuvre pour préserver le suspense jusqu’au bout. Les neutralisations tardives resserrent encore le peloton avant le « money time ». Le rythme s’intensifie brutalement, avec des gains de plus d’une seconde au tour. A l’approche de la dernière heure, une hiérarchie se dessine : les deux Porsche dominent, tandis que la lutte pour la troisième place oppose Cadillac, Acura et BMW. Bousculée, la seconde Porsche officielle cède finalement sa position à la Cadillac nº31 du team Whelen.

24 Heures de Daytona 2026
Source : imsa

S’engage alors un duel de très haut niveau dans les trente dernières minutes. Plus rapide en pointe, la Cadillac multiplie les attaques, mais Felipe Nasr défend avec autorité au volant de la Porsche nº7. Solide, précis, le Brésilien ne commet aucune erreur et franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, offrant la victoire à son équipage. Derrière, la Cadillac nº31 de Jack Aitken, Earl Bamber, Frederik Vesti et Connor Zilisch se contente de la deuxième place, tandis que BMW complète le podium avec la nº24 de van der Linde, Vanthoor, Frijns et Rast.

Andlauer s’impose, Porsche confirme son statut

Dans une course totalement déstructurée par les éléments, Julien Andlauer décroche ainsi une victoire majeure dans sa carrière, au terme d’un Daytona hors normes. Pour Porsche, ce succès confirme une domination sans partage sur la grande classique américaine, malgré un scénario imprévisible et un final sous pression.

Une édition 2026 qui rappelle que, même figée pendant des heures, Daytona reste fidèle à sa réputation : imprévisible, cruelle… et spectaculaire jusqu’au drapeau à damier.


© 2023 par RACINGSHOOTS, Média et agence photographe sports mécaniques - Mentions légales -

bottom of page