Lance Stroll se lance en GT3 au Paul Ricard pendant la pause de la F1.
- Stéphane CAVOIT

- 9 avr.
- 2 min de lecture
La pause forcée du championnat du monde de Formule 1, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ayant entraîné l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, rebattent les cartes et ouvrent des perspectives inattendues. Parmi les pilotes qui en profitent, Lance Stroll décide de relever un tout nouveau défi et débarque en France. Le pilote de Aston Martin F1 Team met à profit cette parenthèse dans le calendrier pour faire ses grands débuts en GT. Il s’engage ainsi en GT World Challenge Europe à l’occasion de la manche d’ouverture de la saison 2026, disputée ce week-end sur le Circuit Paul Ricard, dans le cadre des 6 Heures du Castellet (11-12 avril).

Dans un début de saison compliqué en Formule 1 avec Aston Martin, le Canadien saisit cette opportunité pour retrouver du rythme et découvrir une nouvelle discipline. Il rejoint Comtoyou Racing au volant d’une Aston Martin Vantage AMR GT3 EVO portant le numéro 18, son numéro habituel en F1. Il partage l’équipage avec Roberto Merhi, ancien pilote de Formule 1 chez Marussia, et Mari Boya, jeune espoir de la filière Aston Martin et engagé en Formule 2. Cette participation s’inscrit dans une tendance observée ces dernières semaines : Max Verstappen, lui aussi, multiplie les expériences en dehors de la F1 et pourrait notamment retrouver la Nordschleife à l’occasion d’une manche de la Nürburgring Langstrecken-Serie après sa sortie remarquée en mars.

Pour Stroll, il s’agit d’une première immersion en GT3. Le Canadien possède néanmoins une expérience en endurance avec deux participations aux 24 Heures de Daytona. En 2016, il se classe cinquième au volant d’une Riley-Ford DP engagée par Chip Ganassi Racing, aux côtés d’Alexander Wurz, Brendon Hartley et Andy Priaulx. Deux ans plus tard, en 2018, il termine onzième de sa catégorie. Jusqu’ici, il évolue cependant en prototypes et non en GT, ce qui rend cette première en GT3 d’autant plus significative. Le format de cette manche d’ouverture du GT World Challenge Europe est également particulier : une course d’endurance unique de six heures, disputée le dimanche. Un terrain idéal pour une première découverte, mêlant gestion du trafic, relais et stratégie.

Les débuts de Stroll prennent enfin une dimension encore plus symbolique avec la présence en piste d’une légende du sport mécanique : Valentino Rossi. Le nonuple champion du monde moto effectue son retour à plein temps en GT World Challenge Europe en 2026 avec Team WRT, après une parenthèse consacrée au Championnat du monde d’endurance FIA en 2025. Dans ce contexte inédit, la manche du Paul Ricard s’annonce particulièrement atypique. Entre pilotes de Formule 1 en quête de roulage, spécialistes de l’endurance et icônes venues d’autres horizons, ce rendez-vous varois reflète parfaitement une saison bouleversée… où certains en profitent pour élargir leur terrain de jeu.
Crédit photos : Jean Marie FARINA / RACINGSHOOTS



