GT World Challenge Europe. Deux journées clés au Castellet avant le grand lancement 2026.
- Stéphane CAVOIT

- 9 avr.
- 3 min de lecture
Les 8 et 9 avril 2026, le paddock du Circuit Paul Ricard s’anime déjà à quelques jours du coup d’envoi officiel de la saison du GT World Challenge Europe powered by AWS, prévu les 11 et 12 avril. Comme le veut la tradition, le Prologue marque une étape essentielle dans la préparation des équipes et des pilotes. Durant ces deux journées d’essais officiels, pas de pression du chronomètre ni d’enjeu sportif immédiat, mais un travail de fond indispensable. Les 10 constructeurs engagés et les 60 voitures présentes profitent de ces sessions pour affiner leurs réglages, valider les évolutions techniques et accumuler de précieuses données en conditions réelles. Les pilotes se relaient au volant avec un objectif commun : apprivoiser les subtilités du tracé varois. Long de 5,8 kilomètres, le circuit du Castellet est réputé pour sa technicité et sa diversité, offrant un terrain idéal pour tester l’équilibre des voitures, la gestion des pneumatiques et les performances aérodynamiques.

Ces essais permettent également aux nouvelles associations pilotes-écuries de trouver leurs repères, tandis que les rookies découvrent les exigences du championnat. Dans un plateau toujours plus relevé, chaque détail compte, et le travail effectué lors de ce Prologue peut s’avérer déterminant pour la suite de la saison. Véritable répétition générale avant les premières confrontations, ce rendez-vous discret mais stratégique donne déjà un aperçu des forces en présence. Si les chronos restent officieux, les observateurs attentifs ne manqueront pas de scruter les performances pour tenter de dégager les premières tendances d’une saison 2026 qui s’annonce particulièrement disputée.

Thomas Preining et Porsche donnent le ton lors de la première journée
Cette première journée du Prologue 2026 au Castellet a déjà livré des enseignements intéressants. Thomas Preining s’est montré le plus rapide au volant de la Porsche 911 GT3 R EVO n°80 engagée par Lionspeed GP. Le champion DTM 2023 a signé la référence de la matinée en 1’54’’682, posant d’entrée un chrono difficile à battre. Il devance de seulement 80 millièmes Ben Dörr, auteur du meilleur temps de l’après-midi avec la McLaren 720S GT3 EVO n°23 du Team RJN en 1’54’’762. Une performance qui lui permet également de s’illustrer en Silver Cup, dont il prend provisoirement les commandes à l’issue de cette première journée.
Déjà bien placé le matin derrière Preining et Christopher Haase (Audi R8 LMS GT3 n°84 – Eastalent Racing), Arthur Rougier s’est affirmé comme la référence en Gold Cup sur l’ensemble des deux sessions au volant de la McLaren n°111 du CSA Racing. En Bronze Cup, la hiérarchie a évolué entre les deux séances. Robert Renauer (Porsche n°91 – Herberth Motorsport) s’était d’abord imposé le matin, avant de céder face à Loek Hartog, plus rapide dans l’après-midi sur la Porsche n°97 du Rutronik Racing avec un chrono en 1’54’’804.

Au-delà des performances individuelles, cette première journée a surtout mis en évidence une hiérarchie extrêmement serrée : 43 GT3 se tiennent dans la même seconde à l’issue de la deuxième session, tandis que le top 5 est regroupé dans un écart inférieur à un dixième. Enfin, la journée a été brièvement interrompue à deux reprises. Un premier drapeau rouge a été déployé dans la matinée en raison de débris en piste, tandis qu’un second est intervenu en toute fin de séance l’après-midi après l’immobilisation de l’Aston Martin Vantage GT3 n°56 de l’écurie Ecurie Ecosse Blackthorn au virage n°7.
Rendez vous ce jeudi pour la deuxiéme journée de ce prologue.
Crédit photos : Jean Marie FARINA / RACINGSHOOTS



