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KENNOL Grand Prix de France Historique 2026. Entre légendes et stars actuelles.

Le KENNOL Grand Prix de France Historique n’a jamais aussi bien porté son nom. Sur le circuit Paul Ricard, ce samedi, le temps semblait suspendu entre souvenirs glorieux et présent de la Formule 1. Dans les tribunes combles comme dans les allées du paddock, toutes les générations se retrouvaient autour d’une même passion : celle des monoplaces mythiques et des pilotes qui les ont fait entrer dans la légende.

KENNOL Grand Prix de France Historique 2026

Pour cette huitième édition, l’événement varois confirme son immense popularité. Les courses de F1, F2 et F3 historiques rythment le week-end, mais ce sont surtout les démonstrations et les moments de partage qui donnent à cette fête son caractère unique. La parade « Fast and Famous » en a encore offert la plus belle illustration samedi après-midi. Pendant quelques minutes, le paddock s’est vidé et les regards se sont tournés vers la piste. Alain Prost, Jacques Villeneuve, Jean Alesi, Philippe Alliot, Esteban Ocon ou encore Isack Hadjar ont roulé ensemble devant un public conquis. Une réunion rare où plusieurs décennies de Formule 1 se sont croisées dans une atmosphère à la fois festive et profondément nostalgique.

Isack Hadjar impressionné par la Red Bull RB7

Parmi les attractions du jour, Isack Hadjar a particulièrement attiré l’attention au volant de la Red Bull RB7, championne du monde en 2011. Le jeune Français a d’abord pris la piste seul dans la matinée avant de rejoindre la grande parade de l’après-midi.

Le pilote Racing Bulls a découvert une machine radicalement différente des F1 actuelles. Sans écran moderne, avec des réglages mécaniques et un V8 atmosphérique rugissant, la RB7 lui a offert un véritable voyage dans le temps.

KENNOL Grand Prix de France Historique 2026

« C’est totalement différent », confiait-il après son roulage. « Ces voitures sont tellement légères, elles freinent incroyablement tard. Il y a moins d’appui que sur les F1 modernes, mais le bruit du V8, les vibrations, les sensations… c’est exceptionnel. »

KENNOL Grand Prix de France Historique 2026

Curieux et enthousiaste, Hadjar a également pris le temps d’échanger avec plusieurs figures emblématiques du paddock historique, notamment Jacques Villeneuve, installé dans la Ferrari 312 T5 pilotée autrefois par son père Gilles, ou encore Alain Prost au volant de la McLaren MP4/3 de 1987.

Ocon, Alesi et les Ferrari de légende

De son côté, Esteban Ocon découvrait la Ferrari 412 T2 de 1995, celle avec laquelle Jean Alesi avait décroché sa seule victoire en Formule 1, lors du Grand Prix du Canada. Une émotion particulière pour le pilote normand, au volant d’une monoplace devenue culte auprès des tifosi. Autour d’eux, les références historiques se multipliaient : René Arnoux retrouvait une Ferrari 126C, Philippe Alliot reprenait le volant de sa Lola LC87, tandis qu’Alain Prost ravivait les souvenirs de ses années McLaren. Le paddock du Castellet ressemblait ainsi à un immense musée vivant où les moteurs continuaient de raconter l’histoire de la discipline.

Oliver Panis replonge dans l’univers Ligier

Le week-end rend également hommage à Ligier, cinquante ans après le premier Grand Prix de l’écurie française et trente ans après la victoire d’Oliver Panis à Monaco. Le Français espérait retrouver sa Ligier JS43 victorieuse en Principauté en 1996, mais l’exemplaire est aujourd’hui conservé au musée Honda au Japon. Panis a donc pris le volant d’une JS33B de 1990 pour participer à la parade dédiée à l’histoire de Ligier.

La matinée avait pourtant mal commencé pour l’ancien pilote tricolore, immobilisé après quelques centaines de mètres à cause d’un problème de batterie. Mais l’essentiel était ailleurs : partager ces instants avec le public et faire revivre une page importante du sport automobile français.

Une fête populaire et intergénérationnelle

Au-delà des voitures, c’est surtout l’ambiance qui marque cette édition 2026 du Grand Prix de France Historique. Dans les tribunes, les passionnés de longue date côtoient désormais de très nombreux jeunes fans venus découvrir les héros d’hier et les stars d’aujourd’hui. Philippe Alliot le résumait parfaitement : « Au début, il n’y avait surtout que des gens de notre génération. Aujourd’hui, on voit vraiment tous les âges dans les tribunes. »

Cette transmission entre époques se retrouvait aussi en piste et dans le paddock, où anciens champions et pilotes actuels échangeaient avec une sincère complicité. La présence de Stefano Domenicali, patron de la Formule 1, mais aussi de Frédéric Vasseur, Laurent Mekies ou Jonathan Wheatley confirmait également l’importance prise par l’événement dans le paysage du sport automobile international.

Au Castellet, le Grand Prix de France Historique ne célèbre pas seulement le passé. Il rappelle surtout que la passion de la Formule 1 continue de réunir toutes les générations autour d’un même héritage.

Crédit photos : Bruno GAGLIARDI / RACINGSHOOTS

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