WRC2. Léo Rossel prolonge la dynastie familiale.
- Stéphane CAVOIT

- il y a 2 jours
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Le nom Rossel continue de régner sur le WRC2 au Rallye Monte-Carlo. Après trois succès consécutifs de Yohan sur l’épreuve d’ouverture du championnat, c’est désormais son cadet, Léo Rossel, qui inscrit son nom au palmarès, au terme d’un Monte-Carlo 2026 totalement déchaîné. Dans des conditions parmi les plus piégeuses de ces dernières années avec neige épaisse, plaques de verglas et visibilité réduite, le pilote Citroën a livré une démonstration de sang-froid et de maturité. À seulement 22 ans, Léo Rossel décroche sa première victoire en Championnat du monde, et pas n’importe où : sur le rallye le plus mythique de la saison. Il s’impose avec plus de deux minutes d’avance sur l’Italien Roberto Daprà, au terme d’une épreuve qu’il n’a jamais vraiment laissée lui échapper. Déjà tout proche d’un premier succès mondial lors du Rallye d’Europe centrale en 2025, Rossel a cette fois brisé le plafond de verre.

« En termes de beauté, gagner sa première victoire au Monte-Carlo, c’est quand même quelque chose de spécial. Même si j’aimerais les gagner tous ! », confiait-il, encore marqué par l’intensité de l’épreuve. Avec Guillaume (Mercoiret, son copilote), on est vraiment très heureux. C’était un rallye de fou, on s’en souviendra longtemps. Rien que la descente du Turini ce dimanche matin… sous la neige, je n’arrivais même plus à reconnaître la route. »

Alors que Yohan Rossel partait à la faute dès la première spéciale jeudi soir, Léo a saisi l’opportunité. Dès la quatrième spéciale, il prenait les commandes du WRC2 pour ne plus jamais les lâcher. Seul Nikolay Gryazin, très incisif samedi matin, a semblé en mesure de le menacer, avant une erreur du Bulgare qui a définitivement ouvert la voie au Français. Pour autant, rien n’était joué d’avance. Dans des conditions extrêmes, Rossel a dû gérer son avance sans jamais tomber dans le piège, faisant preuve d’une lucidité impressionnante pour son âge.
« C’est une première victoire, j’espère évidemment qu’elle en appellera d’autres. Je sais aussi qu’il y aura des moments plus compliqués dans la saison. L’important, c’est d’en profiter et de capitaliser dessus. Ce résultat montre qu’on a progressé par rapport à l’an dernier, et c’est essentiel. »
Soutenu par Stellantis Motorsport, Léo Rossel n’a pas encore une vision totalement arrêtée de son programme 2026. Mais une chose est sûre : ce succès au Monte-Carlo le place désormais en tête du championnat WRC2 et renforce considérablement son statut sur la scène mondiale.
« Cette année, j’ai la chance d’avoir Stellantis à mes côtés. L’an dernier, la Fédération nous accompagnait aussi. Ce n’est pas encore totalement clair pour cette saison, mais j’espère qu’ils continueront à nous soutenir. Ça nous permettrait de disputer davantage de manches. Porter les couleurs françaises en Championnat du monde, c’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur. »
À Monaco, Léo Rossel n’a pas seulement gagné un rallye. Il a franchi un cap, affirmé son identité et prouvé que la relève était bien là. Et au vu de ce Monte-Carlo dantesque, ce premier succès pourrait bien n’être que le début.
Crédit photos : Jean Marie FARINA / RACINGSHOOTS



