WEC. 6 Heures de Spa 2026. Cadillac domine les EL3.
- Stéphane CAVOIT

- 8 mai
- 4 min de lecture
A quelques heures des qualifications des 6 Heures de Spa-Francorchamps, la hiérarchie commence à se dessiner dans le paddock du FIA WEC. Lors de la troisième et dernière séance d’essais libres, Cadillac a envoyé un signal fort en s’installant au sommet de la feuille des temps, mais derrière la marque américaine, Ferrari, Aston Martin, Peugeot ou encore Alpine restent pleinement dans le match dans une catégorie Hypercar toujours aussi dense. Sur le toboggan ardennais, les écarts demeurent infimes : douze Hypercars se tiennent en moins de huit dixièmes, preuve d’un plateau plus homogène que jamais avant une séance qualificative qui s’annonce explosive.

Cadillac confirme son statut de référence sur un tour
Déjà très convaincante jeudi, Cadillac a une nouvelle fois impressionné dans l’exercice du tour rapide. Au volant de la Cadillac Hertz Team Jota n°12, Will Stevens a signé le meilleur chrono de la séance en 2’02’’379, établi très tôt dans son relais dans des conditions proches de celles attendues en qualifications. La marque américaine continue surtout d’impressionner dans les portions rapides de Spa-Francorchamps. Avec une vitesse de pointe relevée à 315,9 km/h, la n°12 a encore affiché une efficacité remarquable dans le premier et le troisième secteur. Stevens a notamment signé un excellent 33’’995 dans le secteur 1 et le meilleur secteur 3 de la séance en 30’’914. Cadillac place également sa seconde voiture aux avant-postes : la n°38 de Jack Aitken termine quatrième à seulement 0’’104 du meilleur temps. Une démonstration de force qui confirme que le prototype américain semble particulièrement à l’aise sur les pneus neufs et dans les conditions fraîches rencontrées depuis le début du week-end.

Ferrari reste la menace principale
Si Cadillac a dominé le classement, Ferrari demeure probablement l’équipe la plus complète à l’approche de la course. La Ferrari 499P AF Corse n°83 confiée à Robert Kubica échoue à seulement 23 millièmes du meilleur temps, tandis que les Ferrari officielles n°51 et n°50 complètent le top 6. Au-delà du chrono pur, les 499P continuent surtout d’impressionner par leur régularité sur les longs relais. Depuis le début du meeting belge, Ferrari semble moins démonstrative sur un tour lancé que Cadillac, mais extrêmement constante dans la gestion du trafic et des pneumatiques. Kubica a d’ailleurs signé le meilleur secteur 2 absolu en 56’’843, preuve de l’équilibre global de la machine italienne dans les portions techniques du circuit belge. Avec des températures plus élevées attendues samedi, cette capacité à préserver les pneus pourrait devenir un atout majeur sur la durée des six heures de course.

Aston Martin poursuit sa progression
L’autre satisfaction de cette matinée est venue d’Aston Martin. Après un début de saison délicat, la Valkyrie paraît beaucoup plus compétitive à Spa qu’à Imola. Harry Tincknell hisse la n°007 à une excellente troisième place, tandis que la seconde voiture termine douzième à seulement sept dixièmes. La Valkyrie continue de confirmer son énorme potentiel dans les lignes droites. Déjà chronométrée à 316,8 km/h lors des EL2 avec Tom Gamble, l’Hypercar britannique exploite parfaitement les longues portions rapides de Spa-Francorchamps. Le travail réalisé ces dernières semaines sur la mise en température des pneumatiques semble également porter ses fruits, permettant enfin à Aston Martin de mieux exploiter le potentiel de sa voiture sur un tour rapide.
BMW toujours en difficulté
À l’inverse, BMW continue de traverser un week-end compliqué. Malgré les évolutions apportées à la M Hybrid V8 et les attentes affichées par le clan WRT avant l’épreuve belge, les résultats restent décevants. Les deux prototypes allemands terminent seulement aux 15éme et 16éme positions, avec un retard supérieur à 1’’9 sur le chrono de référence. Un écart préoccupant dans des conditions pourtant idéales et parfaitement stables. Depuis son arrivée en Hypercar, BMW montre régulièrement des flashes de performance sans parvenir à assembler un week-end complet. Entre soucis de constance, exploitation délicate des pneus Michelin et incidents divers, le constructeur allemand peine encore à transformer son potentiel brut en résultats solides.

Toyota reste discrète, Peugeot et Alpine confirment
Vainqueur à Imola, Toyota a choisi une approche beaucoup plus discrète ce vendredi matin. La GR010 Hybrid n°8 de Brendon Hartley termine 13éme, tandis que la n°7 pointe au 17éme rang. Le constructeur japonais semble surtout concentré sur les réglages de course et le travail sur les relais longs plutôt que sur la chasse au chrono. Hartley avait d’ailleurs reconnu dès jeudi que Spa représentait un défi plus complexe pour Toyota que d’autres circuits du calendrier.
Peugeot poursuit de son côté ses progrès encourageants. La 9X8 n°93 pilotée par Stoffel Vandoorne signe une solide septième place à seulement une demi-seconde du meilleur temps, pendant que la n°94 se classe neuvième. La marque française conserve également la meilleure vitesse de pointe du week-end grâce aux 318,7 km/h enregistrés par Malthe Jakobsen lors des EL2.
Alpine confirme également sa régularité avec les huitième et dixième positions. Les A424 semblent désormais capables de combiner performance sur un tour et solidité sur les relais intermédiaires, ce qui pourrait en faire de sérieux outsiders pour la course.
McLaren mène la danse en LMGT3
Dans la catégorie LMGT3, Garage 59 a dominé cette ultime séance libre grâce à ses deux McLaren, les n°58 et n°10, qui monopolisent les deux premières places.
La Lexus Akkodis ASP n°78 du trio Arnold Robin – Finn Gehrsitz – Esteban Masson se hisse quant à elle au quatrième rang, à un peu plus d’une seconde du meilleur chrono de la catégorie.
Avant les qualifications, tous les ingrédients semblent réunis pour une bataille extrêmement serrée sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps, où la moindre erreur pourrait déjà coûter plusieurs positions sur la grille.
Crédit photos : Willy CHANTELOUP / RACINGSHOOTS







