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Rétromobile 2026. Les BMW Art Cars en majesté, entre art contemporain et légende du Mans.

Rétromobile 2026 frappe fort pour sa 50éme édition. Aux côtés de l’autorail Bugatti, autre pièce maîtresse du salon, les BMW Art Cars s’imposent comme l’une des grandes têtes d’affiche. Pour la première fois en France, les sept BMW Art Cars ayant participé aux 24 Heures du Mans sont réunies dans le pavillon 7.2, offrant aux visiteurs une immersion unique à la croisée de l’art et de la compétition automobile. L’idée d’utiliser la voiture comme support artistique ne date pas d’hier. Bien avant BMW, Sonia Delaunay en fut l’indiscutable pionnière. Dès 1925, l’artiste franco-ukrainienne applique son vocabulaire artistique sur une Ariès, pur symbole de l’Art déco. Toujours animée par la modernité, elle retrouve l’automobile en 1967 avec une Matra 530 restée dans toutes les mémoires. On lui doit également des projets autour de la Bugatti 35, imaginée pour Marc Nicolosi, futur fondateur de Rétromobile. Une filiation historique qui donne encore plus de sens à l’exposition parisienne de 2026.

Rétromobile 2026

Art Cars au Mans : la révolution signée BMW

L’histoire des BMW Art Cars débute en 1975, sous l’impulsion d’Hervé Poulain, commissaire-priseur, amateur d’art et pilote. À la recherche d’une voiture pour disputer les 24 Heures du Mans, il obtient, par l’entremise de Jean Todt, une BMW 3.0 CSL fournie par Jochen Neerpasch, fondateur de BMW Motorsport. Porté par l’ambition de créer un pont entre art et sport automobile, Hervé Poulain confie la voiture au sculpteur américain Alexander Calder. Le résultat est saisissant : couleurs franches, mouvement, énergie. La première Art Car de l’histoire prend le départ au Mans. L’idée est brillante, et BMW décide de la pérenniser.

Rétromobile 2026

Au fil des décennies, la marque bavaroise confie ses machines de course à certains des plus grands artistes contemporains : Frank Stella, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Jenny Holzer, Jeff Koons, jusqu’à Julie Mehretu en 2024. Des créations uniques, conçues comme de véritables sculptures roulantes, mais qui ont toutes une particularité rare : elles ont réellement couru.

Retromobile 2026

Des œuvres qui défient le temps

Réunies à Rétromobile 2026, ces Art Cars démontrent la réussite totale du concept. Non seulement elles ont marqué leur époque, mais elles traversent les décennies avec une étonnante modernité. Pour BMW, l’impact est considérable : l’association durable avec le monde de l’art a renforcé l’image de la marque, mêlant innovation technologique, audace créative et prestige culturel. Si sept Art Cars ayant participé aux 24 Heures du Mans sont rassemblées pour cet événement exceptionnel, la collection complète reste volontairement exclusive. Depuis 1975, seulement 20 BMW Art Cars ont vu le jour. Une rareté qui confère à l’exposition parisienne une dimension presque muséale.

Rétromobile 2026

Les sept BMW Art Cars exposées à Rétromobile 2026

BMW 3.0 CSL (1975) – Alexander Calder

Première Art Car de l’histoire, aux aplats rouges, jaunes et bleus. Présentée sans publicité au Mans, elle lance une saga mythique.

BMW 3.0 CSL (1976) – Frank Stella

Motifs graphiques inspirés de plans techniques, entre abstraction et ingénierie.

BMW 320i (1977) – Roy Lichtenstein

Lignes, points et couleurs évoquant le jour, la nuit et le rythme de l’endurance. 9ᵉ au général et victorieuse de sa catégorie.

BMW M1 (1979) – Andy Warhol

Réalisée à la main par l’artiste en quelques jours. Une œuvre expressive, engagée sous la pluie, qui termine 6ᵉ.

BMW V12 LMR (1999) – Jenny Holzer

Textes lumineux et messages conceptuels appliqués à un prototype d’endurance.

BMW M3 GT2 (2010) – Jeff Koons

Bandes multicolores projetées vers l’avant, incarnation visuelle de la vitesse et de l’énergie.

BMW M Hybrid V8 (2024) – Julie Mehretu

Fresque abstraite et contemporaine, aux couleurs vibrantes dont un rouge fluo éclatant, appliquée sur l’Hypercar moderne.

Rétromobile 2026

À Rétromobile 2026, les BMW Art Cars ne sont pas de simples voitures exposées sous vitrines. Elles racontent un demi-siècle d’audace, où l’art s’est frotté à la contrainte absolue de la course, où la performance a accepté d’être une toile, et où l’automobile est devenue un langage culturel à part entière. Dans le pavillon 7.2, l’art ne se contemple pas seulement : il roule, il vibre, et il fait toujours rêver.

Crédit photos : Fabrice GUYON / RACINGSHOOTS

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