Rallye Monte-Carlo 2026 : Toyota en force, Ogier en chef de file pour l’ouverture du WRC.
- Stéphane CAVOIT

- 6 janv.
- 3 min de lecture
Le Rallye Monte-Carlo donnera le coup d’envoi de la saison 2026 du Championnat du Monde des Rallyes (WRC) du 22 au 25 janvier. Pour cette 94e édition, l’épreuve monégasque s’annonce fidèle à sa réputation : un plateau relevé, des conditions alpines piégeuses et une hiérarchie qui pourrait être bousculée dès les premières spéciales. Si le nombre de voitures engagées en catégorie reine reste contenu, le niveau sportif promet d’être élevé. Une situation qui pourrait marquer une dernière saison de transition, avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement technique attendu dans les prochaines années.

Rally1 : Toyota frappe fort pour débuter la saison.
Le Toyota Gazoo Racing WRT arrive en Principauté avec une véritable armada. Cinq GR Yaris Rally1 seront alignées, une configuration rare pour une manche d’ouverture. En chefs de file, Sébastien Ogier, champion du monde en titre, neuf fois sacré mondialement et dix fois vainqueur du Monte-Carlo, mènera l’offensive aux côtés de Elfyn Evans. Le duo sera épaulé par Takamoto Katsuta, Oliver Solberg et Sami Pajari, offrant à Toyota une profondeur d’effectif impressionnante. L’équipe japonaise a d’ailleurs dévoilé officiellement les couleurs de ses Yaris pour la saison 2026 le mardi 6 janvier, confirmant ses grandes ambitions dès la première manche.

Hyundai et Ford M-Sport en embuscade.
Face à la force de frappe de Toyota, Hyundai Motorsport engagera trois i20 N Rally1. Le champion du monde Thierry Neuville sera le leader naturel de l’équipe coréenne, accompagné de Adrien Fourmaux et du retour très attendu de Hayden Paddon, qui disputera son premier rallye en Rally1 depuis 2018. Ford M-Sport complètera le plateau Rally1 avec trois Puma Rally1. Grégoire Munster et Josh McErlean seront rejoints par Jon Armstrong, qui effectuera ses débuts au plus haut niveau mondial après sa promotion depuis l’ERC. Au total, 11 voitures Rally1 prendront le départ, soit une de plus qu’en 2025, confirmant une légère progression malgré un contexte encore contraint pour les constructeurs.

WRC2 : un plateau dense et un retour historique.
Si le Rally1 reste élitiste, le WRC2 s’annonce particulièrement spectaculaire. La liste des engagés met en lumière une catégorie en pleine effervescence, marquée par le retour officiel de Lancia en championnat du monde. Lancia Corse HF alignera deux Ypsilon Rally2, confiées à Yohan Rossel et Nikolay Gryazin. Un retour hautement symbolique pour une marque qui a profondément marqué l’histoire du rallye mondial et dont les performances seront observées avec attention. La catégorie Rally2 comptera également de nombreux pilotes de renom : Chris Ingram, Éric Camilli, Léo Rossel, Eliott Delecour, Pablo Sarrazin, Mattéo Chatillon, Arthur Pelamourgues et Romet Jürgenson, confirmant une forte présence française et une concurrence internationale solide. Certaines de ces voitures pourraient d’ailleurs préfigurer le plateau WRC de 2027, dans le cadre du futur règlement.

Catégories annexes et parcours exigeant.
Dans les catégories secondaires, notamment en RC3, cinq concurrents sont engagés, dont quatre sous la structure Chazel Technologie Course. L’expérimenté Ghjuvanni Rossi y affrontera notamment le champion du monde sortant Matteo Fontana. Sportivement, le rallye s’élancera le jeudi 22 janvier avec une première boucle de trois spéciales quasi inédites. Après un passage par la Drôme, les équipages rejoindront Monaco dès le samedi soir pour une super spéciale spectaculaire, empruntant partiellement le tracé du circuit de Formule 1. Le dimanche, les mythiques cols de Braus, de la Cabanette et du Turini serviront de juge de paix avant l’arrivée finale en Principauté. Entre routes alternant asphalte sec, humidité, plaques de glace et conditions hivernales, le Rallye Monte-Carlo reste l’épreuve de tous les dangers. Du 22 au 25 janvier, il lancera une saison 2026 charnière, où la moindre erreur pourrait redistribuer les cartes dès les premières spéciales.
Crédit photos : Jean Marie FARINA / RACINGSHOOTS



