Dijon Motors Cup 2026. Un week-end placé sous le signe de l’histoire et de la passion.
Le Circuit Dijon-Prenois a retrouvé, ce week-end des 11 au 13 septembre, les sonorités et les silhouettes qui ont écrit les grandes pages du sport automobile. Pour sa treizième édition, le Dijon Motors Cup a une nouvelle fois proposé un voyage à travers plusieurs décennies de compétition, avec un plateau particulièrement éclectique réunissant monoplaces, GT, prototypes, voitures de tourisme et sportives historiques. Organisé par HVM Racing, le rendez-vous bourguignon s’est imposé au fil des années comme l’un des grands meetings européens consacrés aux véhicules historiques. Cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle avec une programmation mêlant compétition et démonstrations.

Les Formule 1 historiques en vedette
Comme souvent à Dijon, les monoplaces ont constitué l’une des principales attractions du week-end. Le plateau Masters Racing Legends réunissait des Formule 1 construites entre 1966 et 1985, permettant au public de retrouver certaines des machines emblématiques de l’âge d’or de la discipline. Brabham, Williams, Tyrrell, McLaren, Lotus ou encore March ont ainsi animé les 3,801 kilomètres du circuit, avec deux courses de 25 minutes au programme. Un spectacle particulièrement impressionnant sur ce tracé rapide où les anciennes F1 peuvent exploiter pleinement leurs performances. Le rendez-vous dijonnais constituait également une nouvelle étape du calendrier international des Masters Racing Legends. Dijon-Prenois figurait cette année parmi les grandes étapes européennes du championnat, entre les épreuves disputées à Zandvoort, Monza et Assen et avant la finale de Mugello.
Les petites monoplaces n’étaient pas en reste
Derrière les impressionnantes F1, les Formule 2 et Formule 3 historiques ont elles aussi assuré leur part du spectacle. Les plateaux F2 Classic et F3 Classic Interseries disputaient à Dijon leur quatrième manche de la saison. Les F2, Formule B et Formule Atlantic de la fin des années 1960 et des années 1970 ont retrouvé le tracé bourguignon pour deux courses de 25 minutes, tandis que les F3 des années 1970 et 1980 ont proposé des affrontements particulièrement animés. Ces catégories rappellent l’importance de ces formules de promotion qui ont constitué, durant plusieurs décennies, l’un des principaux chemins vers la Formule 1.

Un véritable musée roulant en piste
La richesse du Dijon Motors Cup ne se limitait toutefois pas aux monoplaces. Le meeting proposait un véritable condensé de l’histoire automobile avec des voitures de tourisme, des GT et des sportives couvrant plusieurs générations.
Les Top Hat Pre-66 Touring Cars ont notamment réuni des machines de tourisme datant de 1958 à 1966, tandis que les plateaux Pre-66 GT Sprint et Supersixties ont permis d'admirer de nombreuses GT et voitures de sport des années 1960.
Autre ambiance avec les Pre-War Sports Cars et leurs automobiles des années 1920 et 1930. Alfa Romeo, Bentley, MG ou Riley ont ainsi apporté une dimension encore plus historique à ce week-end, avec des machines dont la présence en compétition constitue toujours un spectacle à part.

300 kilomètres pour terminer la journée du samedi
Le samedi, le traditionnel rendez-vous d’endurance a constitué l’un des temps forts du programme avec les 300 KM de Dijon. Cette épreuve réservée aux berlines et GT jusqu’à 1997 a permis de retrouver une nouvelle fois l’ambiance des courses d’endurance historiques. Durant deux heures, les concurrents ont pu exploiter le potentiel de leurs machines sur un circuit particulièrement adapté aux courses de longue durée. Dijon-Prenois récompense en effet la vitesse de passage en courbe, la régularité et la capacité à conserver ses pneumatiques et sa mécanique au fil des tours.
Le programme comprenait également des démonstrations « Fast on Track » consacrées aux GT et prototypes des années 1990 et 2000. Une occasion supplémentaire pour le public de revoir en action des automobiles qui ont marqué une autre période majeure de l’histoire de l’endurance et du Grand Tourisme.
Dijon-Prenois, un écrin idéal pour les voitures historiques
Avec ses 3,801 kilomètres, ses dénivelés et surtout ses courbes rapides, Dijon-Prenois reste un terrain de jeu exceptionnel pour les voitures historiques. Le circuit est intimement lié à l’histoire de la Formule 1 puisqu’il a accueilli sept Grands Prix du championnat du monde. C’est ici que Renault et Jean-Pierre Jabouille ont offert au moteur turbo français sa première victoire en Grand Prix en 1979. Deux ans plus tard, Alain Prost y décrochait également le premier succès de sa carrière en Formule 1. Ce patrimoine constitue l’une des forces du Dijon Motors Cup. Voir évoluer sur ce même bitume des Formule 1 qui ont participé à l’histoire du championnat, des GT emblématiques et des voitures de tourisme d’une autre époque donne au meeting une atmosphère particulière.

Une nouvelle réussite pour le Dijon Motors Cup
Avec ses nombreux plateaux et ses voitures venues de différentes époques du sport automobile, l’édition 2026 a une nouvelle fois démontré l’intérêt du Dijon Motors Cup. Des Formule 1 aux sportives d’avant-guerre, en passant par les F2, F3, GT, voitures de tourisme et Caterham, le meeting a offert un programme particulièrement varié. Plus de 280 voitures étaient annoncées pour cette édition. Pendant trois jours, Dijon-Prenois a donc vécu au rythme des mécaniques historiques, dans une ambiance où la compétition reste indissociable de la préservation du patrimoine automobile. Une nouvelle fois, le Dijon Motors Cup aura ainsi réussi son pari : faire revivre différentes époques du sport automobile sans jamais transformer ces voitures en simples pièces de musée. À Dijon, elles roulent, elles attaquent et, surtout, elles continuent d'écrire leur propre histoire.
Crédit photos : Bruno GAGLIARDI / RACINGSHOOTS







