24 Heures du Nürburgring 2026. Le point après 4 heures de course.
- Stéphane CAVOIT

- il y a 3 jours
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Les 24 Heures du Nürburgring 2026 offrent déjà un scénario totalement fou après quatre heures de course. Entre pluie éparse, interventions sous Code 60 et nombreux incidents pour les favoris, la classique allemande tient toutes ses promesses sur une Nordschleife particulièrement piégeuse.

Après trois heures de course, c’est la Mercedes-AMG GT3 EVO n°3 du Mercedes-AMG Team Verstappen Racing qui occupait les commandes de l’épreuve grâce à Max Verstappen. Le quadruple champion du monde de Formule 1 a pris l’avantage à seulement sept minutes du cap des trois heures en profitant du trafic après une neutralisation sous Code 60. Dans des conditions rendues délicates par le retour temporaire de la pluie, Verstappen a dépassé Christian Krognes et l’Aston Martin Vantage GT3 n°34 du Walkenhorst Motorsport à la dernière chicane précédant la ligne droite des stands.
Derrière la Mercedes-AMG n°3, Dennis Olsen hissait la Ford Mustang GT3 EVO n°67 du HRT Ford Racing au deuxième rang après avoir lui aussi pris l’ascendant sur Krognes avant l’entrée de la Nordschleife. L’Aston Martin conservait néanmoins une solide troisième position avant son passage par les stands.

La Porsche 911 GT3 R EVO n°911 du Manthey Racing, confiée notamment à Kévin Estre, Thomas Preining et Ayhancan Güven, figurait alors au quatrième rang devant la BMW M3 Touring n°81 de BMW M Motorsport pilotée par Neil Verhagen. Le top 10 provisoire était complété par la Lamborghini Huracan GT3 EVO2 n°7 de Konrad Motorsport menée par Pavel Lefterov, la BMW M4 GT3 EVO n°1 de ROWE Racing de Jordan Pepper, la Mercedes-AMG GT3 n°80 de Maxime Martin, la Ford Mustang GT3 EVO n°64 de Arjun Maini et la Lamborghini n°130 pilotée par Nick Catsburg.

Le début d’épreuve avait déjà été mouvementé pour Lamborghini. Marco Mapelli avait pris les commandes au départ avec la Lamborghini Huracan GT3 EVO2 n°130 du Red Bull Team Abt devant la voiture sœur n°84 de Mirko Bortolotti. Mais un départ anticipé du pilote italien a entraîné une pénalité de 32 secondes à l’arrêt, faisant lourdement reculer la n°130 au classement. Quant à la n°84, une crevaison arrière-gauche a obligé Bortolotti à rentrer prématurément aux stands avant même l’entrée sur la Nordschleife. Les incidents se sont également multipliés parmi les prétendants à la victoire. La Ferrari 296 GT3 EVO n°45 du Kondo Racing with Rinaldi, pilotée par Thierry Vermeulen, a subi d’importants dégâts avant après un contact dans le secteur d’Hatzenbach, la Ferrari étant envoyée dans l’herbe après avoir été gênée par une Porsche.
Une heure plus tard, la course a définitivement basculé pour l’un des grands favoris. Alors que quelques gouttes de pluie faisaient leur retour sur certaines portions du circuit, Kévin Estre a perdu le contrôle de la Porsche 911 GT3 R EVO n°911 de Manthey Racing. La célèbre “Grello” a terminé sa course dans les rails après un violent impact arrière. Le pilote français a tenté de poursuivre au ralenti, mais l’équipe lui a rapidement demandé d’immobiliser la voiture en bord de piste. La Porsche a ensuite été évacuée sur camion plateau, officialisant l’abandon de la n°911. Chez Manthey, on évoque une possible présence d’huile sur la piste au moment de la sortie.

Dans la foulée, nouvelle désillusion pour Ford avec la sortie de route de la Mustang GT3 EVO n°64 d’Arjun Maini. Très endommagée après son excursion, la voiture du HRT Ford Racing a elle aussi été contrainte à l’abandon. Malgré cette perte, Ford restait néanmoins dans le match grâce à Dennis Olsen, brièvement leader après avoir dépassé la Mercedes-AMG n°3 pilotée avec prudence par Jules Gounon dans des conditions toujours extrêmement changeantes. Enfin, Mercedes-AMG Motorsport a confirmé l’abandon définitif de la Mercedes-AMG GT3 n°47 engagée par KCMG. Percutée à l’arrière par l’Audi R8 LMS GT3 n°16 du Scherer Sport PHX, la voiture souffre de dommages trop importants au niveau du châssis pour espérer reprendre la piste.
Après quatre heures de course, cette édition 2026 des 24 Heures du Nürburgring confirme déjà son caractère impitoyable, où la moindre erreur, ou la moindre goutte de pluie, peut faire disparaître un favori en quelques secondes.
Crédit photos : Stéphane CAVOIT / RACINGSHOOTS



