Mercedes reconnaît avoir soutenu la venue de Verstappen aux 24 Heures du Nürburgring 2026.
- Stéphane CAVOIT

- 15 févr.
- 2 min de lecture
Le projet prend de l’ampleur : Max Verstappen pourrait bien s’aligner en GT3 dès 2026 sur la Nordschleife. Et du côté de Mercedes, on admet désormais avoir contribué à lever certains obstacles pour rendre cette perspective plus concrète. Présent à Bahreïn, Toto Wolff a confirmé que la branche compétition d’AMG avait participé aux discussions ayant conduit au report d’une manche de la Nürburgring Endurance Series (NLS). Ce changement de calendrier visait notamment à éviter un chevauchement avec le Grand Prix du Japon de Formule 1, laissant ainsi la porte ouverte à une préparation du Néerlandais avant un engagement envisagé aux 24 Heures du Nürburgring.

Le patron de l’écurie allemande a toutefois tenu à préciser son rôle : la démarche ne relevait pas directement de lui, mais bien de Mercedes-AMG en collaboration avec les organisateurs du championnat. Selon lui, l’ajustement profite à toutes les parties, à la série comme à son exposition médiatique.
L’intérêt suscité par la présence de Verstappen dans la discipline ne fait d’ailleurs aucun doute. Lors de ses débuts en GT3 en NLS en 2025 — ponctués par une victoire dès sa première apparition — l’audience en ligne avait explosé, multipliée de façon spectaculaire. Un engouement qui, aux yeux de Wolff, justifie pleinement les efforts pour faciliter son retour.
Dans ce contexte, Mercedes se réjouit ouvertement de voir le quadruple champion du monde envisager un programme en GT3, d’autant plus s’il se concrétise au volant d’une voiture de la marque.
Verstappen motivé mais prudent
De son côté, Max Verstappen ne cache pas son envie de s’attaquer à la mythique épreuve allemande. L’idée le séduit d’autant plus qu’il explore des horizons différents en parallèle de la Formule 1, notamment alors qu’il se montre critique envers les évolutions techniques prévues dans la discipline reine à partir de 2026. Le pilote insiste cependant sur la nécessité de se préparer sérieusement. Pour lui, participer à au moins une course de la NLS est indispensable afin de se familiariser avec les spécificités de la Nordschleife : procédures d’endurance, relais, changements de pilotes ou encore gestion globale d’une voiture GT3 sur un tracé aussi exigeant.
Quant à la probabilité de le voir effectivement sur la grille des 24 Heures, l’intéressé tempère l’enthousiasme ambiant. Si Toto Wolff s’est montré optimiste en évoquant sa présence au volant d’une Mercedes GT3, Verstappen rappelle que rien n’est encore officiellement arrêté. Les discussions se poursuivent avec AMG, et il reconnaît volontiers qu’il aimerait concrétiser ce projet — ne serait-ce que pour goûter à une expérience de pilotage différente, loin des contraintes énergétiques des F1 actuelles.
En résumé, l’envie est bien là et les conditions semblent s’aligner, mais la confirmation définitive devra encore attendre. Une chose est certaine : la perspective de voir Verstappen affronter la Nordschleife en endurance nourrit déjà l’enthousiasme des fans et promettrait un retentissement considérable pour l’épreuve comme pour la discipline.
Crédit photos : © Max Verstappen



