KENNOL Grand Prix de France Historique 2026. Le Paul Ricard replonge dans la légende.
- Stéphane CAVOIT

- 9 mai
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 mai
Le rideau s’est levé ce vendredi sur le KENNOL Grand Prix de France Historique 2026, transformant une nouvelle fois le Circuit Paul Ricard en immense machine à remonter le temps. Dès les premières heures de la journée, les allées du paddock se sont remplies d’une foule passionnée venue admirer des monoplaces mythiques, entendre rugir les moteurs d’une autre époque et retrouver l’atmosphère unique des grandes années du sport automobile.

Dans les stands comme en piste, cette première journée avait déjà des airs de grand rendez-vous populaire. Les premiers roulages ont permis aux pilotes de reprendre leurs marques tandis que les spectateurs profitaient d’une immersion rare au plus près des voitures et des équipes. Entre odeurs d’essence, mécaniques exposées à ciel ouvert et discussions entre passionnés, le Castellet a retrouvé son parfum des décennies glorieuses.
Les stars du paddock déjà au rendez-vous
Le paddock varois a rapidement attiré de nombreuses personnalités du sport automobile. Et l’affluence devrait encore grimper d’un cran ce week-end avec l’arrivée attendue des trois Français engagés cette saison en Formule 1 : Esteban Ocon, Pierre Gasly et Isack Hadjar. Leur présence illustre parfaitement le lien entre le patrimoine du sport automobile et sa nouvelle génération.
Dorian Boccolacci replonge dans ses années monoplace
Habitué aujourd’hui aux courses GT et aux programmes endurance avec Porsche, Dorian Boccolacci a effectué un retour remarqué dans l’univers de la monoplace. Le pilote français prend part au week-end au volant d’une spectaculaire Ralt RT3 Alfa Romeo de Formule 3 datant de 1984. Un contraste saisissant pour celui qui évolue désormais régulièrement au volant d’une Porsche 911 GT3 R moderne. Mais dès ses premiers tours, le Cannois semblait retrouver instantanément les automatismes de ses années de formation.

La Red Bull RB7 attire tous les regards
Impossible de manquer l’effervescence autour de l’espace Red Bull, devenu l’un des centres d’attraction majeurs du paddock. La raison porte un nom : la mythique Red Bull RB7, la monoplace avec laquelle Sebastian Vettel avait décroché son titre mondial en 2011. La voiture autrichienne prendra la piste samedi avec Isack Hadjar au volant avant de laisser place dimanche à David Coulthard. Un moment particulièrement attendu par les spectateurs tant le V8 atmosphérique de cette génération reste une référence absolue pour les passionnés.
Adrien Van Beveren en invité passionné
Figure incontournable du rallye-raid mondial, Adrien Van Beveren s’est offert une parenthèse automobile du côté du garage Rebellion. Le pilote nordiste, double podium du Dakar, est venu découvrir de près l’univers de l’endurance et notamment l’impressionnante Oreca Rebellion R13 aux côtés d’Alexandre Pesci et d’Nicolas Prost.

Loïc Depailler face à l’émotion
L’un des moments les plus forts du week-end se prépare également au Castellet. Loïc Depailler va prendre le volant de la légendaire Tyrrell P34 pilotée autrefois par son père, Patrick Depailler. Cinquante ans après la dernière apparition de cette étonnante monoplace à six roues sur le circuit varois, cette séquence promet une forte charge émotionnelle pour les passionnés comme pour la famille Depailler.
« La France est une grande nation du sport automobile »
À la tête du KENNOL Grand Prix de France Historique depuis sa création, Laurent Vallery-Masson continue de faire grandir l’événement année après année. Avec le soutien actif d’Jean Alesi, le rendez-vous s’est imposé comme l’un des grands festivals automobiles européens. L’ambition reste intacte : célébrer le patrimoine du sport automobile français et rappeler le rôle majeur de la France dans l’histoire de la discipline. Et au vu de l’affluence observée dès cette première journée, l’édition 2026 semble déjà partie pour battre de nouveaux records.
Crédit photos : Bruno GAGLIARDI / RACINGSHOOTS











